Musiques Buissonnières

Des partitions inédites, une gravure de qualité

De Lhoyer Six exercices pour la guitare

Antoine de Lhoyer 1768-1852

Collection pour la guitare proposée par le duo Spinosi

Six exercices pour la guitare opus 27 dédiés à Son Altesse Impériale Madame La Grande Duchesse Anne


La vie d'Antoine de Lhoyer est un véritable roman dont la guitare reste le personnage central. Ce compositeur, guitariste, Chevalier de Saint-Louis et de Saint-Jean de Jérusalem, Garde de la Manche du Roi, nous a légué des chefs-d'œuvre longtemps restés dans l'obscurité des bibliothèques.
La présente édition s'attache à vous en livrer les plus belles pages.

Voici six exercices de grandes valeurs pour les guitaristes, écrits par Antoine de Lhoyer, guitariste de génie, qui a laissé à cet instrument un répertoire incomparable, que nous commençons à peine à redécouvrir aujourd'hui, plus de 150 ans après sa disparition.

Ces exercices sont d'un bon niveau de difficulté et s'adressent à des guitaristes désireux de perfectionner leur technique tout en savourant des enchaînements harmoniques agréables et parfois surprenants. Ce sont finalement de véritables études dans le plus noble et musical sens du terme, qui donneront, à qui les jouera régulièrement, une solide assise technique tant pour l'agilité de la main gauche que pour la précision et la régularité du jeu de la main droite.
En souhaitant que cette œuvre déclenche chez son interprète l'envie de mieux connaître ce mystérieux et pourtant indispensable musicien qu'était Antoine de Lhoyer, dont les si beaux duos opus 31 et le concerto opus 16 ont déjà été publiés dans cette collection.

Josiane Rabemananjara et Philippe Spinosi



Ces Six exercices sont, à notre connaissance, le seul opus à vocation technique écrit par Antoine de Lhoyer. Requérant déjà une bonne maîtrise de l'exécutant, ils ne sont pas destinés à un guitariste débutant, malgré l'apparente simplicité à première vue.

Révisions par Josiane Rabemananjara et Philippe Spinosi.

Antoine de Lhoyer a énormément composé pour la guitare : découvrez les 9 recueils de partitions édités par les Éditions Buissonnières.

Découvrez aussi une autre partition pour guitares : Sérénade pour quatre guitares de Jean-Marie Raymond.
Format 21 x 29,7 cm.
28 pages reliées.
Compositeur Antoine de Lhoyer.
EAN : 9 78284926008 1
Prix :
12,00 € T.T.C.
(11,37 € H.T. )

Avant-propos

Le Duo Spinosi

Josiane Rabemananjara et Philippe Spinosi
Dès la création de leur duo Josiane Rabemananjara et Philippe Spinosi sont très vite remarqués pour la très grande musicalité et l'esprit de musique de chambre qu'ils insufflent au duo de guitare. Sensibilité, intelligence musicale et virtuosité sont unanimement saluées par la critique.
Profondément marqués par leur rencontre avec l'immense guitariste Sergio Assad, ils se forgent une place particulière dans l'univers de la guitare classique, par des choix artistiques exigeants et recherchés. Ils privilégient les œuvres originales sur les transcriptions sans toutefois les exclure. Par des options interprétatives audacieuses, ils savent si nécessaire s'affranchir des règles de la tradition guitaristique. Pour le répertoire ancien, ils ont choisi l'option des instruments d'époque. Leur perpétuelle exploration du répertoire original pour duo de guitare les amène à enregistrer Années 50, un CD consacré à la musique française originale pour deux guitares autour de 1850 et 1950, unanimement salué par la critique. Leur travail actuel porte sur le génial guitariste Français de la fin du XVIIIe siècle, Antoine de Lhoyer. Leur enregistrement de ses duos opus 31 et du concerto opus 16 (en première mondiale) est à paraître, ainsi que les premières éditions modernes, en collaboration avec les Éditions Buissonnières.
Le Duo Spinosi est:
- Lauréat de la Fondation Yehudi Menuhin,
- Premier Prix premier nommé du Concours International de Duos de Guitare de Bubenreuth (Allemagne)
- Lauréats du Concours international de guitare en duo de Montélimar,
- Premier prix du Concours de musique de chambre de l'U.F.A.M. (Paris),
- Lauréat boursier du Concours de musique de chambre «Musique d'Ensemble» (Paris-Rueil).
Le duo s'est produit aux États-Unis, en Allemagne, en Irlande, en Tunisie, au Maroc, à Chypre, au Liban, en Syrie, à Madagascar, à l'Île Maurice, etc. En France, ils ont donné 180concerts pour les Jeunesses Musicales de France (JMF). Ils sont aussi invités par des festivals comme les Flâneries Musicales de Reims, ou les Nuits de la Guitare de Patrimonio ainsi qu'à la télévision et la radio (France 2, France-Musiques, France Inter...).


Antoine de Lhoyer (1768-1852)

Guitariste, compositeur, Garde de la Manche du Roi Chevalier de l'ordre de Saint-Louis et de St. Jean de Jérusalem, Lieutenant du Roi... Cette énumération reflète bien le tourbillon dans lequel s'enroule la vie d'Antoine de Lhoyer. Né sous Louis XV, mort sous Napoléon III, il connut le faste des cours royales et impériales d'Europe, l'horreur des champs de batailles, vécut tous les grands bouleversements de la révolution, l'exil, le retour, l'espoir d'une reconnaissance, et probablement, à la fin de sa vie, l'inquiétude, la misère et la faim. Mais ce qui nous frappe le plus, c'est qu'en traversant cette épopée, il a toujours gardé une guitare auprès de lui. Il ne s'est jamais détourné de cet instrument qui l'a suivi partout et pour lequel il nous a légué des pages de musique passionnante, qui sont restées longtemps dans l'obscurité des bibliothèques, et que nous nous attachons maintenant à vous livrer.
En France, presque personne ne semblait jusqu'à aujourd'hui connaître Antoine de Lhoyer. Le vrai retour en grâce du musicien dans son pays natal est dû essentiellement au travail immense de Philippe Faure. Après de longues recherches sur la famille de Lhoyer, il a été le premier à établir une biographie très détaillée du musicien. Il a rassemblé avec patience la plus grande partie de ses œuvres, soit une cinquantaine d'opus. Qu'il soit permis de lui rendre ici un hommage chaleureux, pour sa contribution majeure à la renaissance de cette part du patrimoine musical et guitaristique français.


Biographie succincte

Pour une connaissance approfondie de la vie d'Antoine de Lhoyer, nous conseillons de se reporter à la biographie complète que Philippe Faure s'apprête à publier.
Antoine de Lhoyer est né à Clermont-Ferrand en 1768 dans un petit hôtel particulier de la rue Beauregard, en fait une petite ruelle étroite située à deux pas de la cathédrale. Il est le fils du seigneur de Clerzat.
Ce nom est aussi celui de l'autre résidence des parents d'Antoine : le château de Clerzat, situé a quelques kilomètres de Clermont-Ferrand. L'enfance d'Antoine se partagera entre ces deux demeures. Il étudie très jeune la musique sur le clavecin familial, puis la guitare. L'un de ses premiers maîtres fut très probablement le guitariste Pierre-Jean Porro. Fondateur à Paris du Journal de la Guitare, Porro était aussi l'un des professeurs de musique à l'École royale et militaire d'Effiat, près de Clermont. Le jeune Antoine ayant vraisemblablement suivi des cours privés de ces professeurs, sa vocation pour la guitare a pu naître de la fréquentation de Porro.

En 1774, débute la période parisienne de la vie d'Antoine de Lhoyer. Il côtoiera les acteurs de la vie guitaristique parisienne alors intense. Porro, mais aussi Alberti, Pierre-Joseph Baillon, François Vincent Corbelin, Les frères Merchi et Vidal. Antoine obtient de ses parents l'autorisation de partir en voyage d'étude pour se perfectionner dans son art. Il visite les grandes capitales européennes. On sait qu'il intégra ensuite une troupe de comédiens français qui se produisaient beaucoup en France et en Europe. Au sein de cette troupe, il fait une halte prolongée à la cour du prince Henri de Prusse à Reinberg, homme éclairé, mécène des arts et des lettres. Antoine de Lhoyer jouit alors d'une réputation de grand virtuose qui dépasse les frontières.

En 1789, il entre dans la garde de Louis XVI. Il quittera cette troupe d'élite en 1791, peu après le massacre des gardes par la foule ayant envahi Versailles le 6 octobre 1789. Commence pour Antoine une période militaire, dans les armées des Princes et dans celles de Condé, qui le conduira sur les grands champs de bataille européens. C'est là qu'il compose la Grande Sonate pour la Guitare opus 12 et Quatre Adagio pour Guitare avec accompagnement de violon. Il se trouve alors à Vienne. Blessé au combat, il perd l'usage de sa main droite pendant trois ans.

En 1800, l'armée dans laquelle il sert se disperse. Antoine de Lhoyer rejoint Hambourg. Durant quatre ans, il y vit de ses leçons de guitare et y publie quatre sonates, des romances et surtout le Concerto opus 16.

En 1804, il rejoint la Cour de Saint-Pétersbourg où il deviendra l'un des artistes préféré de l'Empereur de Russie qui lui accorde une très grosse pension de musicien pendant dix ans. Cette période très féconde voit éclore des œuvres pour guitare solo et formation de chambre, ainsi que plusieurs recueils de romances pour voix et guitare. Il revient en France au service de Louis XVIII dont il sera un proche officier. Il est alors compagnon d'arme d'Alfred de Vigny, avec qui il escorte le Roi à Gand pendant les « Cent Jours ». Cette époque correspond à ses plus belles œuvres, en particulier les Duos opus 31, dédiés à la Princesse de Croÿ-Solre. Puis, pour des raisons encore mal connues, il est écarté et envoyé dans des postes de province. Il sera successivement affecté à Niort, à l'Île d'Oléron, puis en Corse, à Saint-Florent et à Bonifacio. C'est là qu'il apprend la révolution de 1830 et l'abdication de Charles X qui précipiteront sans doute sa mise en retraite. Malgré les suppliques qu'il adresse à Paris, il doit quitter la Corse et se retrouve sans ressources. Il connaît alors une existence de plus en plus difficile.
Il meurt à Paris le 15 mars 1852 sans aucune ressource. Son corps est jeté dans une fosse commune au cimetière Montparnasse.


L'œuvre

Les recherches menées jusqu'à aujourd'hui ont mis à jour une quarantaine de partitions. La plupart sont conservées dans des bibliothèques étrangères (États-Unis, Russie, Allemagne...) et quelques-unes à la Bibliothèque nationale de France. On relève principalement des pièces pour guitare solo (ou bien en duo, trio et quatuor de guitares), des trios pour flûte, alto et guitare (ou bien violon alto et guitare), plusieurs sonates pour violon et guitare, des recueils de romances pour voix et guitare et un concerto pour guitare et orchestre.
Ancrée dans la tradition classique de la fin du XVIIIe siècle, sa musique et son inspiration foisonnante donnent une œuvre attachante, qui se démarque de celle des autres guitaristes de son époque. Son séjour en exil à Vienne, à la mort de Mozart et à l'aube de la carrière du jeune Beethoven, laisse indéniablement une trace dans le caractère de sa production.
Du point de vue formel, ses œuvres suivent très souvent le classique plan sonate, mais il sait trouver des tournures et des formules rythmiques vivantes qui font tout son intérêt. Contrairement à beaucoup de compositeurs guitaristes de son époque, il sait utiliser les ressources de la tonalité et les modulations. Lorsqu'il écrit pour deux guitares, il sort souvent du strict cadre de la mélodie accompagnée et imbrique avec science les deux parties en contrepoint, n'hésitant pas à écrire des parties mélodiques à la basse. Son écriture se distingue ainsi de celle de ses illustres contemporains, comme Sor ou Giuliani.
Jusqu'à son retour en France en 1814, Antoine de Lhoyer est resté fidèle à la guitare à cinq cordes. Quelques-unes de ses œuvres écrites pour la guitare à sept cordes sont la marque de son séjour en Russie. Les lieux de publication de ses œuvres varient avec l'errance de son exil. Les opus 12 à 18 sont publiés à Hambourg. Les opus suivants paraissent en Russie, et toute la fin de sa production, de l'opus 28 à 45, en France. Les opus 1 à 11 n'ont pour l'instant pas été localisés. Le chef-d'œuvre d'Antoine de Lhoyer se trouve dans les neuf opus consacrés aux duos. Il atteint là le sommet de son art et montre une maîtrise et un génie instrumental associé à une profondeur d'inspiration qui peut atteindre des sommets. Il maîtrise aussi bien les détails que la trajectoire générale, et n'hésite pas à créer l'événement par des ruptures de caractère. Il nous laisse une œuvre pour guitare d'une qualité rare, et qui est restée dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui pour des raisons encore en partie mystérieuses.

Josiane et Philippe Spinosi



Six exercices opus 27

L'édition originale de cet opus indique : Six Exercices pour la guitare, dédiés à son Altesse Impériale Madame la Grande Duchesse Anne, par Antoine de Lhoyer. Publiés à Paris chez l'éditeur Corbaux, les six exercices ont vraisemblablement été composés à Saint-Pétersbourg où de Lhoyer séjourna dix ans et y fréquenta assidûment la cour impériale, étant d'ailleurs pensionné par la Grande Duchesse Anne, pour ses talents de musicien.
Ces exercices sont difficilement classables tant au sein de la production d'Antoine de Lhoyer, que de la musique de guitare de l'époque. De Lhoyer n'a pas écrit d'autres œuvres pédagogiques au vrai sens du terme. Il semblait surtout préoccupé par la nécessité de donner un grand répertoire de musique de chambre à la guitare. Il s'agit là, à notre connaissance, de son seul opus à vocation technique. Requérant déjà une bonne maîtrise de l'exécutant, ils ne sont pas destinés à un guitariste débutant, malgré l'apparente simplicité à première vue.
Pourtant de Lhoyer ne peut visiblement s'empêcher de donner à ces exercices une consistance harmonique équivalente à celui de ses meilleurs duos de guitare (on pense en particulier aux opus 31 et 34). Pour y arriver il donne à la main gauche un rôle assez difficile à tenir, d'autant que la main droite suit toujours les mêmes formules de façon répétitive et donc facilement assimi-lable. Cette main gauche est donc au cœur de la réussite de ces six exercices. On ne peut s'empêcher d'imaginer que de Lhoyer a peut-être conçu son opus 27 à l'époque où sa main droite, paralysée 3 ans par une blessure de guerre, retrouvait lentement ses possibilités. Ces formules répétitives de main droite seraient alors une rééducation que de Lhoyer a pu s'appliquer à lui-même, en reportant sur la main gauche, celle qui façonne les harmonies, toute la charge musicale. Ceci n'est qu'une hypothèse. Il est par contre certain que de Lhoyer a composé là des exercices de grande valeur, ce qui n'a pas échappé à l'un de ses plus illustres contemporains, le célèbre guitariste italien Mauro Giuliani. Accord secret entre les deux compositeurs ou plagiat délibéré? Toujours est-il que seule la version de Giulian i jouit jusqu'à aujourd'hui d'une large postérité, en raison de l'oubli injuste dans lequel avait sombré de Lhoyer, malgré les publications voici quelques années, du fac-similé de l'édition Corbaux (ed. Minkoff). Injustice que nous espérons aujourd'hui atténuée puisque vous tenez entre les mains la première édition moderne française des Six exercices opus 27 d'Antoine de Lhoyer.
Un véritable acte de piratage, qui est resté invisible presque deux cents ans puisque, jusqu'à aujourd'hui, seule la copie était passée à la postérité.
Injustice aujourd'hui réparée puisque ce sont bien les six exercices opus 27 d'Antoine de Lhoyer que vous tenez entre les mains !


À propos de cette édition

La publication de l'édition originale des six exercices correspond probablement au retour d'exil du compositeur, après 1814. On sait que de Lhoyer, alors nommé officier dans des garnisons de province, sollicitait de fréquentes permissions pour se rendre à Paris afin d'y rencontrer ses éditeurs.
L'édition que nous vous proposons aujourd'hui est la plus fidèle possible à l'édition Corbaux.
Les rares indications d'articulations (signes de liaisons, petits points) sont celles de la partition originale. Les doigtés sont tous rajoutés par nos soins mais ne sont là qu'à titre indicatif. Cependant la nature même de ces pièces ne laisse pas beaucoup de choix. La main droite reproduit la plupart du temps la même
formule. La main gauche requiert une grande souplesse et une anticipation du placement des doigts. En définitive, libre à chacun de suivre sa propre réflexion sur la question du doigté. L'essentiel étant de jouer avec la plus grande fluidité possible, en respectant
la répétition de la main droite.

Philippe Spinosi





Antoine de Lhoyer (1768-1852)

Guitarist, composer, Garde de la Manche du Roi, Chevalier of the Order of St. Louis and of St. Jean de Jerusalem, King's Lieutenant... This list of titles reflects the tempestuous life of Antoine de Lhoyer. Born during the reign of Louis XV, died under the regime of Napoleon III, he knew the splendor of the royal and imperial courts of Europe, the horror of battle fields, he lived through the great upheavals of the Revolution and experienced exile, home-coming, the hope of being recognized, and probably at the end of his life he suffered anxiety, poverty and hunger.
But what is most surprising about him is that through all of these adventures and misadventures he kept his guitar always with him. No matter where he was, he never abandoned his instrument and for it he left us pages of passionate music which have stayed a long time hidden in the obscurity of libraries and which we are now making available to you.
In France almost no one seems to have heard of Antoine de Lhoyer.
The real revival of recognition of this musician in his home country is essentially due to the hard work of Mr. Philippe Faure. After lengthy research into the de Lhoyer family history, he was the first to establish a detailed biography of the musician. He patiently gathered together the majority of his works, some 50 in all. Allow us to render him homage here for his great contribution to the renaissance of this piece of the musical and guitaristic patrimony of France
.

A Short Biography

For a thorough knowledge of Antoine de Lhoyer's life, we recommend that you consult the complete biography now being prepared for publication by Philippe Faure.
Antoine de Lhoyer was born in Clermont-Ferrand, in 1768 in a house on the Rue Beauregard, a narrow lane situated a few steps from the cathedral. His father was lord of Clerzat, which is also the name of the other residence of Antoine's parents, the Chateau of Clerzat, located a few kilometers from Clermont-Ferrand.
Antoine spent his childhood in both places. He started studying music when he was very young on the family's harpsichord, then he switched to the guitar. One of his first teachers was probably Pierre-Jean Porro, founder of the Parisian Journal de la Guitare and a music teacher at the Royal Military School of Effiat, near Clermont. De Lhoyer moved to Paris in 1774 where he encountered players active in the busy Parisian guitar world, including Porro, and also Alberti, Pierre-Joseph Baillon, Francois Vincent Corbelin, the Merchi brothers and Vidal.
Antoine got his parents permission to take a study trip abroad to perfect his artistry. He paid visits to the major European capitals. We know that he then joined a French theater company which performed frequently in France and around Europe. While with that troupe he stayed for a long time in the court of Prince Henri of Prussia in Reinberg.
At that time Antoine de Lhoyer enjoyed an international reputation as a great virtuoso.
In 1789 he became a guard in the employment of Louis XVI. He left the elite troops shortly after the massacre of guards by the crowd that invaded Versailles on October 6, 1789.

Now Antoine began a military career in the Armies of Princes and the Armies of Condé which took him to the great battle fields of Europe. He was wounded in combat and lost the use of his right hand for three years. While still in the armys of the Princes and Condé stationed in Vienna he composed the Grande Sonata for Guitar, Op. 12, and Quatre Adagio pour Guitare avec accompagnement de violon. In 1800 the army in which he served broke up and he went on to Hamburg. There he earned a living by giving guitar lessons and publishing four sonatas and, most importantly, his concerto, Op. 16.
In 1804 he joined the court of St. Petersburg where he became one of the favorite artists of the Empress Elizabeth, wife of the Grand Duke Alexander. She gave him a very well-paid post as musician for 10 years.
This very productive period saw the creation of solo and ensemble guitar works as well as several collections of Romances for voice and guitar.
He came back to France in the service of Louis XVIII whom he served as an officer.
He wrote during that period his most beautiful works, in particular the duos, Op. 31, dedicated to the Princess of Croÿ-Solre.
Then, for unknown reasons, he was dismissed and sent to serve in the provinces, first to Niort and the Ile d'Oleron, followed by St. Florent and Bonifacio in Corsica. It was there he heard about the Revolution of 1830 and the abdication of Charles X which undoubtedly precipitated his retirement. Despite the urgent requests he sent to Paris, he had to leave Corsica and found himself destitute. His existence became more and more difficult and he died impoverished in Paris on March 15, 1852.


Recent research has turned up a little more than 40 published compositions. Most of them are kept in foreign libraries (United States, Russia, Germany...) and a few in the Bibliothèque Nationale of France.
We have found principally the following types of pieces : solo guitar, trios for flute, viola and guitar, several sonatas for violin and guitar, collections of romances for voice and guitar, a concerto for guitar and orchestra. Anchored in the classical tradition of the end of the 18th century, his abundant musical inspiration produced an attractive body of work which sets it apart from other composers of his epoch. His time spent in exile in Vienna at the time of Mozart's death and the early days of Beethoven left an undeniable mark on the character of his production.
From a formal point of view, his works often follow the classic sonata design, but he could find turns of phrase and lively rhythmic forms which lend them a special interest. Contrary to many of the guitarist-composers of his time, he knew how to utilize tonal resources and modulations. When composing for two guitars he often departs from the strict form of accompanied melody and contrapuntally integrates the two parts, never hesitating to write melodic lines in the bass. His compositions thus distinguish themselves from those of his contemporaries such as Sor and Giuliani.
Up until he returned to France in 1814 Antoine de Lhoyer played regularly on a five-string guitar. Some of his works are for the seven-string guitar, a result of his stay in Russia.
The places of publication of his works vary according to his wanderings in exile. The opuses 12 through 18 were published in Hamburg. The works immediately following appeared in Russia, and all the rest of his production, from Op. 28 through Op. 45, was printed in France. The places of publication of opuses 1 to 11 have not yet been identified.
The major works of Antoine de Lhoyer are the nine compositions for guitar duo. Here he attained the pinnacle of his art and shows a mastery and a genius for inspired instrumental writing that can attain musical heights. He mastered both the details and the overall form and never hesitated to create musical events through interruptions of character. He left us with an œuvre for guitar of a rare quality which has remained in shadow up until today for reasons somewhat mysterious.


Josiane et Philippe Spinosi.
Traduction de Robert Page



Six exercices opus 27

The original edition for this opus was entitled « Six exercices pour la guitare, dédiés à son Altesse Impériale Madame la Grande Duchesse Anne, par Antoine de Lhoyer. » The six exercices, published in Paris by Corbaux, were probably composed in St-Petersburg where de Lhoyer stayed for ten years and was a frequent guest at the Imperial Court, being, as he was pensioned by Grand Duchess Anna for his talent as a musician.
It is difficult to classify these exercices, be it among Antoine de Lhoyer's general output or within music written for guitar at that time. De Lhoyer never wrote any other pedagogical works strictly speaking. Above all, he seemed keen to provide a wide repertory of chamber music for guitar. This is, to our knowledge, his only technical opus. These pieces require somewhat advanced skills on the part of the guitar player and were not written for beginners, in spite of the apparent simplicity they display at first glance.
Still, it seems de Lhoyer could not help but endow these exercices with a harmonic substance equivalent to that of his best duos for guitar (one thinks in particular about opera 31 and 34.) To achieve this, he has given the left hand a somewhat difficult task, all the more so since the right hand always follows the same formulae in a repetitive and therefore easy to assimilate fashion. Thus the left hand is central to perform these six exercices successfully. One cannot help but think that de Lhoyer might have created his opus 27 at a time when his right hand, which had been paralysed for three years after he sustained a war injury, was slowly recovering. These repetitive formulae written for the right hand would then be a form of re-education which de Lhoyer was applying to himself, transferring the whole of the musical content to the left hand, the one which builds harmonies. This is only a hypothesis. What is certain however is that with these works, de Lhoyer has composed some very valuable exercices; something which did not fail to catch the attention of one of his most
illustrious contemporaries, famous Italian guitarist Mauro Giuliani. Whether a case of a secret understanding between the two composers or a blatant act of plagiarism, the fact remains that Giuliani's version has been the only one, to this day, to be handed down to posterity, and this, simply because de Lhoyer had been unjustly forgotten, a fact which the facsimile publication, a few years ago, of the Corbaux edition (ed. Minkoff) was not enough to amend. We hope today to mitigate this injustice by presenting you with the first French modern edition of Antoine de Lhoyer's Six Exercices Opus 27.
This act of downright plagiarism went by unnoticed for almost two hundred years since, up to this day, only the copy had gone down in history.
Today, we are putting right this injustice and these are indeed Antoine de Lhoyer's six exercices opus 27 which you are holding in yours hands!


About this edition

The publication of the original edition of the six exercices probably coincided with the composer returning from exile after 1814. We know that de Lhoyer, who had then been commissioned as an officier with garrisons in the provinces, would often request permissions to visit his publishers in Paris.
The edition we are submitting to you today is as faithful to the Corbaux edition as possible. The very few indications concerning articulations (ties, dots) are the same as in the original score.
The fingering has been added by us, but is printed only as an indication. However, the very nature of these pieces does not give us much scope for interpretation. The right hand repeats the same formula most of the time. The part for the left hand requires much litheness and the capacity to anticipate finger placement.
When all is said and done, everyone is free to follow their own reflection concerning fingering. The main thing is to play with as much smoothness as possible while obeying the repetition of the right hand.

Philippe Spinosi
Traduction de Charlotte Gould

Table des matières

  1. Biographie d'Antoine de Lhoyer 5
  2. Préface 8
  3. À propos de cette édition 9

  4. Premier exercice 10
  5. Deuxième exercice 12
  6. Troisième exercice 14
  7. Quatrième exercice 16
  8. Cinquième exercice 18
  9. Sixième exercice 20

  10. Le duo Spinosi 23
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