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De Lhoyer Six duos nocturnes pour deux guitares

15,00 €   

Format 21 x 29,7 cm,
64 pages reliées.
Parties séparées guitare 1 et guitare 2.
Compositeur Antoine de Lhoyer.

EAN: 9782849260227

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Antoine de Lhoyer 1768-1852

Collection pour la guitare proposée par le duo Spinosi

Six duos nocturnes d'une exécution facile pour deux guitares opus 37 composés et dédiés à M. le Comte de Rochechouart


La vie d'Antoine de Lhoyer est un véritable roman dont la guitare reste le personnage central. Ce compositeur, guitariste, Chevalier de Saint-Louis et de Saint-Jean de Jérusalem, Garde de la Manche du Roi, nous a légué des chefs-d'œuvre longtemps restés dans l'obscurité des bibliothèques.
La présente édition s'attache à vous en livrer les plus belles pages.

Ces six duos nous entraînent vers un univers auquel les guitaristes n'ont pas souvent accès dans le répertoire de l'époque. Celui que l'on appelle parfois « Le Mozart de la guitare » nous livre ici six grandes pièces.

Antoine de Lhoyer a légué à la guitare les plus belles pages musicales de son époque. De facture très classique, les Six duos nocturnes sont un parfait exemple de sa connaissance extrême de l'instrument, mais aussi du rapport qu'entretiennent les deux parties d'un duo. Les deux guitares sont traitées avec égale importance et leur cohésion est tout entière au service de l'expression et du caractère de la musique. Ces six duos sont à la fois de véritables pièces de concert et en même temps un répertoire de choix dans l'apprentissage d'un jeune duo de guitare. Encore une fois Antoine de Lhoyer nous montre la haute estime qu'il portait à cette formation qu'il a pratiqué toute sa vie, et qu'il place au niveau d'exigence propre à la véritable musique de chambre.

Josiane Rabemananjara et Philippe Spinosi


Conducteur de 32 pages avec notice biographique et commentaires de l'œuvre.
Parties séparées des guitares 1 et 2.
Révisions par Josiane Rabemananjara et Philippe Spinosi.

Liste des partitions dAntoine de Lhoyer éditées aux Editions Buissonnières :
Concerto pour guitare opus 19 avec accompagnement de piano.
Concerto pour guitare opus 16 : parties séparées d'orchestre.
Concerto pour guitare opus 16 : conducteur d'orchestre.
Concerto pour guitare opus 16 : conducteur de poche.
Six duos nocturnes pour 2 guitares opus 37
- Six exercices pour la guitare
Fantaisie concertante pour 2 guitares opus 33
Douze romances avec acoompagnement de guitare  opus 24
Grande sonate pour la guitare.  

Découvrez aussi une autre partition pour guitares : Sérénade pour quatre guitares de Jean-Marie Raymond.

Le Duo Spinosi

Josiane Rabemananjara et Philippe Spinosi
Dès la création de leur duo Josiane Rabemananjara et Philippe Spinosi sont très vite remarqués pour la très grande musicalité et l'esprit de musique de chambre qu'ils insufflent au duo de guitare. Sensibilité, intelligence musicale et virtuosité sont unanimement saluées par la critique.
Profondément marqués par leur rencontre avec l'immense guitariste Sergio Assad, ils se forgent une place particulière dans l'univers de la guitare classique, par des choix artistiques exigeants et recherchés. Ils privilégient les œuvres originales sur les transcriptions sans toutefois les exclure. Par des options interprétatives audacieuses, ils savent si nécessaire s'affranchir des règles de la tradition guitaristique. Pour le répertoire ancien, ils ont choisi l'option des instruments d'époque. Leur perpétuelle exploration du répertoire original pour duo de guitare les amène à enregistrer Années 50, un CD consacré à la musique française originale pour deux guitares autour de 1850 et 1950, unanimement salué par la critique. Leur travail porte également sur le génial guitariste Français de la fin du XVIIIe siècle, Antoine de Lhoyer. Leur enregistrement de ses duos opus 31 et du concerto opus 16 (en première mondiale) est à paraître, ainsi que les premières éditions modernes, en collaboration avec les Éditions Buissonnières.
Le Duo Spinosi est:
- Lauréat de la Fondation Yehudi Menuhin,
- Premier Prix premier nommé du Concours International de Duos de Guitare de Bubenreuth (Allemagne)
- Lauréats du Concours international de guitare en duo de Montélimar,
- Premier prix du Concours de musique de chambre de l'U.F.A.M. (Paris),
- Lauréat boursier du Concours de musique de chambre «Musique d'Ensemble» (Paris-Rueil).
Le duo s'est produit aux États-Unis, en Allemagne, en Irlande, en Tunisie, au Maroc, à Chypre, au Liban, en Syrie, à Madagascar, à l'Île Maurice, etc. En France, ils ont donné 180concerts pour les Jeunesses Musicales de France (JMF). Ils sont aussi invités par des festivals comme les Flâneries Musicales de Reims, ou les Nuits de la Guitare de Patrimonio ainsi qu'à la télévision et la radio (France 2, France-Musiques, France Inter).


Antoine de Lhoyer (1768-1852)

Guitariste, compositeur, Garde de la Manche du Roi Chevalier de l'ordre de Saint-Louis et de St. Jean de Jérusalem, Lieutenant du Roi- Cette énumération reflète bien le tourbillon dans lequel s'enroule la vie d'Antoine de Lhoyer. Né sous Louis XV, mort sous Napoléon III, il connut le faste des cours royales et impériales d'Europe, l'horreur des champs de batailles, vécut tous les grands bouleversements de la révolution, l'exil, le retour, l'espoir d'une reconnaissance, et probablement, à la fin de sa vie, l'inquiétude, la misère et la faim. Mais ce qui nous frappe le plus, c'est qu'en traversant cette épopée, il a toujours gardé une guitare auprès de lui. Il ne s'est jamais détourné de cet instrument qui l'a suivi partout et pour lequel il nous a légué des pages de musique passionnante, qui sont restées longtemps dans l'obscurité des bibliothèques, et que nous nous attachons maintenant à vous livrer.
En France, presque personne ne semblait jusqu'à aujourd'hui connaître Antoine de Lhoyer. Le vrai retour en grâce du musicien dans son pays natal est dû essentiellement au travail immense de Philippe Faure. Après de longues recherches sur la famille de Lhoyer, il a été le premier à établir une biographie très détaillée du musicien. Il a rassemblé avec patience la plus grande partie de ses œuvres, soit une cinquantaine d'opus. Qu'il soit permis de lui rendre ici un hommage chaleureux, pour sa contribution majeure à la renaissance de cette part du patrimoine musical et guitaristique français.


Biographie succincte

Pour une connaissance approfondie de la vie d'Antoine de Lhoyer, nous conseillons de se reporter à la biographie complète que Philippe Faure s'apprête à publier.
Antoine de Lhoyer est né à Clermont-Ferrand en 1768 dans un petit hôtel particulier de la rue Beauregard, en fait une petite ruelle étroite située à deux pas de la cathédrale. Il est le fils du seigneur de Clerzat.
Ce nom est aussi celui de l'autre résidence des parents d'Antoine : le château de Clerzat, situé a quelques kilomètres de Clermont-Ferrand. L'enfance d'Antoine se partagera entre ces deux demeures. Il étudie très jeune la musique sur le clavecin familial, puis la guitare. L'un de ses premiers maîtres fut très probablement le guitariste Pierre-Jean Porro. Fondateur à Paris du Journal de la Guitare, Porro était aussi l'un des professeurs de musique à l'École royale et militaire d'Effiat, près de Clermont. Le jeune Antoine ayant vraisemblablement suivi des cours privés de ces professeurs, sa vocation pour la guitare a pu naître de la fréquentation de Porro.

En 1774, débute la période parisienne de la vie d'Antoine de Lhoyer. Il côtoiera les acteurs de la vie guitaristique parisienne alors intense. Porro, mais aussi Alberti, Pierre-Joseph Baillon, François Vincent Corbelin, Les frères Merchi et Vidal. Antoine obtient de ses parents l'autorisation de partir en voyage d'étude pour se perfectionner dans son art. Il visite les grandes capitales européennes. On sait qu'il intégra ensuite une troupe de comédiens français qui se produisaient beaucoup en France et en Europe. Au sein de cette troupe, il fait une halte prolongée à la cour du prince Henri de Prusse à Reinberg, homme éclairé, mécène des arts et des lettres. Antoine de Lhoyer jouit alors d'une réputation de grand virtuose qui dépasse les frontières.

En 1789, il entre dans la garde de Louis XVI. Il quittera cette troupe d'élite en 1791, peu après le massacre des gardes par la foule ayant envahi Versailles le 6 octobre 1789. Commence pour Antoine une période militaire, dans les armées des Princes et dans celles de Condé, qui le conduira sur les grands champs de bataille européens. C'est là qu'il compose la Grande Sonate pour la Guitare opus 12 et Quatre Adagio pour Guitare avec accompagnement de violon. Il se trouve alors à Vienne. Blessé au combat, il perd l'usage de sa main droite pendant trois ans.

En 1800, l'armée dans laquelle il sert se disperse. Antoine de Lhoyer rejoint Hambourg. Durant quatre ans, il y vit de ses leçons de guitare et y publie quatre sonates, des romances et surtout le Concerto opus 16.

En 1804, il rejoint la Cour de Saint-Pétersbourg où il deviendra l'un des artistes préféré de l'Empereur de Russie qui lui accorde une très grosse pension de musicien pendant dix ans. Cette période très féconde voit éclore des œuvres pour guitare solo et formation de chambre, ainsi que plusieurs recueils de romances pour voix et guitare. Il revient en France au service de Louis XVIII dont il sera un proche officier. Il est alors compagnon d'arme d'Alfred de Vigny, avec qui il escorte le Roi à Gand pendant les « Cent Jours ». Cette époque correspond à ses plus belles œuvres, en particulier les Duos opus 31, dédiés à la Princesse de Croÿ-Solre. Puis, pour des raisons encore mal connues, il est écarté et envoyé dans des postes de province. Il sera successivement affecté à Niort, à l'Île d'Oléron, puis en Corse, à Saint-Florent et à Bonifacio. C'est là qu'il apprend la révolution de 1830 et l'abdication de Charles X qui précipiteront sans doute sa mise en retraite. Malgré les suppliques qu'il adresse à Paris, il doit quitter la Corse et se retrouve sans ressources. Il connaît alors une existence de plus en plus difficile.
Il meurt à Paris le 15 mars 1852 sans aucune ressource. Son corps est jeté dans une fosse commune au cimetière Montparnasse.


L'œuvre

Les recherches menées jusqu'à aujourd'hui ont mis à jour une quarantaine de partitions. La plupart sont conservées dans des bibliothèques étrangères (États-Unis, Russie, Allemagne) et quelques-unes à la Bibliothèque nationale de France. On relève principalement des pièces pour guitare solo (ou bien en duo, trio et quatuor de guitares), des trios pour flûte, alto et guitare (ou bien violon alto et guitare), plusieurs sonates pour violon et guitare, des recueils de romances pour voix et guitare et un concerto pour guitare et orchestre.
Ancrée dans la tradition classique de la fin du XVIIIe siècle, sa musique et son inspiration foisonnante donnent une œuvre attachante, qui se démarque de celle des autres guitaristes de son époque. Son séjour en exil à Vienne, à la mort de Mozart et à l'aube de la carrière du jeune Beethoven, laisse indéniablement une trace dans le caractère de sa production.
Du point de vue formel, ses œuvres suivent très souvent le classique plan sonate, mais il sait trouver des tournures et des formules rythmiques vivantes qui font tout son intérêt. Contrairement à beaucoup de compositeurs guitaristes de son époque, il sait utiliser les ressources de la tonalité et les modulations. Lorsqu'il écrit pour deux guitares, il sort souvent du strict cadre de la mélodie accompagnée et imbrique avec science les deux parties en contrepoint, n'hésitant pas à écrire des parties mélodiques à la basse. Son écriture se distingue ainsi de celle de ses illustres contemporains, comme Sor ou Giuliani.
Jusqu'à son retour en France en 1814, Antoine de Lhoyer est resté fidèle à la guitare à cinq cordes. Quelques-unes de ses œuvres écrites pour la guitare à sept cordes sont la marque de son séjour en Russie. Les lieux de publication de ses œuvres varient avec l'errance de son exil. Les opus 12 à 18 sont publiés à Hambourg. Les opus suivants paraissent en Russie, et toute la fin de sa production, de l'opus 28 à 45, en France. Les opus 1 à 11 n'ont pour l'instant pas été localisés. Le chef-d'œuvre d'Antoine de Lhoyer se trouve dans les neuf opus consacrés aux duos. Il atteint là le sommet de son art et montre une maîtrise et un génie instrumental associé à une profondeur d'inspiration qui peut atteindre des sommets. Il maîtrise aussi bien les détails que la trajectoire générale, et n'hésite pas à créer l'événement par des ruptures de caractère. Il nous laisse une œuvre pour guitare d'une qualité rare, et qui est restée dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui pour des raisons encore en partie mystérieuses.


Le concerto pour guitare opus 16

II peut sembler curieux qu'une œuvre aussi enthousiasmante que le concerto pour guitare d'Antoine de Lhoyer soit restée si longtemps ignorée des guitaristes et du public alors que son existence était parfaitement connue. Plusieurs personnalités du monde de la musicologie et de la guitare ont eu depuis longtemps accès à cette partition et l'ont citée dans des articles ou des conférences. Ainsi, Matanya Ophée, musicologue américain bien connu des guitaristes, mentionne depuis plusieurs années dans ses travaux l'œuvre d'Antoine de Lhoyer. De même, le guitariste canadien Abel Nagytothy-Toth qui possède l'un des quelques exemplaires connus de ce concerto, en avait tenté une publication dans les années soixante, chez un éditeur espagnol qui disparut aussitôt après la parution.
Ceci laissait peu de chance à l'œuvre de percer auprès du public et des interprètes. D'autres, comme le musicologue norvégien Eric Stenstadvold, ont aussi travaillé à la promotion de notre illustre guitariste.
Malgré ces travaux, seuls quelques opus, accessibles dans différentes bibliothèques nationales, ont été pour l'instant publiés, en particulier chez les éditeurs Minkoff et Spes.

Le Concerto opus 16 a été composé en 1799 et publié en 1802 chez l'éditeur Jean Auguste Böhme, à Hambourg. Le frontispice de l'édition Böhme indique : Concerto pour la guitare avec accompagnement de 2 violons, alto et basse, composé par A. de Lhoyer, œuvre 16, Hambourg, Chés Jean Aug. Böhme. On n'y trouve que les parties séparées des violons 1 et 2, de l'alto, des basses et celle de la guitare. Cette édition, dont seuls quelques exemplaires subsistent, ne présente que deux mouvements, un allegro moderato à 4/4, et un rondo moderato à 2/4. Les deux sont en la majeur.
Une réflexion s'imposait, avant une nouvelle édition du concerto, sur le nombre de mouvements. Dans l'histoire de la musique, les exemples prestigieux de sonates en deux mouvements ne manquent pas (l'opus 111 de Beethoven, la sonate en mi mineur K304 de Mozart). De Lhoyer lui aussi l'a employé dans quelques-unes de ses pièces, la Grande sonate opus 12, deux des trois sonates pour violon et guitare opus 18 et deux des sonates opus 21. La structure binaire de son concerto, tel que l'édition Böhme le présente, est donc musicologiquement valide. Il est pourtant permis de se demander si elle est musicalement crédible. En effet, Antoine de Lhoyer, musicien né en 1768, a vécu l'avènement et la suprématie du concerto classique et de son incontournable forme ternaire. À cette époque la coupe tripartite était devenue la marque des œuvres d'envergure ou développant une grande virtuosité, ce qui est le cas des concertos. La coupe binaire est plutôt réservée aux petites pièces de chambre. Elle implique presque toujours une complémentarité des deux mouvements au moins dans leur tempo et leurs caractères relatifs. On le voit dans des pièces écrites par de Lhoyer comme La grande Sonate opus 12 (allegro et andante con variazione) ou la sonate 1 opus 18 (moderato et vivace).
Dans toutes ses œuvres, de Lhoyer montre un souci du respect de la construction. Ses plus belles pages de musique de chambre sont presque toutes en trois mouvements, le premier étant un allegro selon le plan sonate à deux thèmes, le second, un adagio ou un andante, et le troisième un rondo final (ou plus rarement un thème varié). Parfois le mouvement lent est précédé d'un menuet. Ajoutons qu'il excelle dans les seconds mouvements lents, avec une inspiration et même une profondeur très inhabituelle dans le répertoire pour guitare de l'époque. Remarquons aussi qu'il a composé son concerto après un séjour Viennois de deux ans, peu après la mort de Mozart et au moment de l'ascension de Beethoven, ce qui laisse imaginer dans quel bain musical il a évolué. De Lhoyer était un grand virtuose de la guitare, mais aussi un compositeur aguerri, soucieux du sérieux de son écriture, évoluant dans les couches aristocratiques et donc instruites de la société.

Alors comment comprendre qu'il ait pu laisser un concerto, probablement son seul concerto, sans mouvement lent, mais avec deux mouvements rapides, qui sont des archétypes de premier et troisième mouvements, tel qu'on les trouve dans les concertos de tous ses contemporains, des plus obscurs au plus grands. Son concerto opus 16 est une œuvre assez importante pour la guitare. La durée du premier mouvement est d'environ 11 minutes, celle du dernier d'environ 5 minutes. Il est très virtuose et son exécution est difficile pour le soliste comme pour les cordes. C'est sans doute pourquoi son audition comme son exécution, dans la version en deux mouvements de l'édition Böhme, suscite immanquablement l'impression d'une œuvre amputée à laquelle manque cruellement un second mouvement lent. Cette impression est renforcée par un examen attentif de la partition d'époque. L'édition Böhme présente de nombreuses fautes. Il manque des séries entières de mesures dans la partie d'alto. D'une partie à l'autre, on relève de nombreuses différences d'articulations et de liaisons. Les modulations sont marquées par un changement d'armure de la clé pour la guitare et le quatuor, sauf pour le violon 1 chez lequel les altérations affectent directement les notes. Tout ceci donne l'impression que la gravure des différentes parties n'a pas été effectuée par une seule et même personne, et qu'aucune relecture n'a été faite ni par le responsable de l'édition, ni par Antoine de Lhoyer lui-même. Il est alors permis d'imaginer qu'en l'absence de tout contrôle, ces maladresses éditoriales aient pu culminer avec l'oubli du second mouvement, ou bien pourquoi pas, son abandon pur et simple, faute de sa livraison à temps par le compositeur peut-être alors absent de Hambourg. Nous nous permettons de dire qu'il y a là une explication possible de l'oubli dans lequel avait sombré l'œuvre.
C'est pourquoi nous proposons dans la présente édition une reconstitution d'un second mouvement. Nous avons choisi de le baser sur un second mouvement de sonate d'Antoine de Lhoyer, l'adagio du 3e duo opus 31. Ce choix est motivé par la cohérence de tonalité (l'adagio est en fa dièse mineur, donc au ton relatif de l'allegro), et par la beauté de cet adagio. La partie de guitare est donc, à quelques mesures près, celle de la première guitare du duo et nous avons réalisé une orchestration basée sur la partie de seconde guitare. Ainsi le deuxième mouvement créé est encore composé par de Lhoyer, et le concerto trouve un magnifique équilibre, dans l'alternance vif-lent-vif, qui, nous en sommes convaincus, existait dans le projet initial du compositeur. C'est dans cette version reconstituée que j'ai eu le privilège de donner la recréation mondiale du concerto, le 20 octobre 2001 à Brest avec l'Ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi. L'émotion fut grande. Je souhaite, à tous ceux qui ouvriront cette partition, le même immense plaisir que celui que j'ai eu à la jouer.


Les cadences

Cette édition propose deux cadences de guitare, situées à la fin du premier et du troisième mouvements. Antoine de Lhoyer n'en a pas écrit, (où elles n'ont pas été publiées par Böhme). Pourtant, les points d'orgues sur les accords de quarte et sixte en fin de mouvement rapide, sont pour tout soliste un appel irrésistible. Rappelons que ce n'est qu'avec Beethoven que se généralisa l'usage des cadences imposées et écrites par le compositeur. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, il était courant que les solistes écrivent ou improvisent eux-mêmes leurs propres cadences. Antoine de Lhoyer était très probablement à l'aise dans cet exercice. C'est donc à titre indicatif que je vous propose celles-ci, qui sont directement inspirées des thèmes principaux du concerto. Il est possible de ne pas les jouer ou bien d'en improviser d'autres.


À propos de l'effectif

Guitare et orchestre, ou guitare et quatuor à cordes - La question peut en effet se poser puisque le frontispice de l'œuvre indique Concerto pour guitare avec accompagnement de 2 violons alto et basse.
Il faut se souvenir qu'à l'époque, on savait encore faire preuve d'une grande souplesse au sujet des effectifs instrumentaux. Les œuvres orchestrales bien souvent se propageaient, faute d'orchestre, grâce aux réductions pour piano, instrument roi des salons ou l'on se réunissait pour faire de la musique. Les auteurs de concertos avec orchestre savaient s'adapter et n'hésitaient pas à publier des versions pour quatuor à corde de leurs concertos avec orchestre. Pour la guitare, le cas de Giuliani, illustre contemporain d'Antoine de Lhoyer, est très parlant.
Son concerto pour guitare et orchestre en la majeur opus 30 existe sous plusieurs versions. L'une est intitulée Grand Concerto pour la guitare avec accompagnement de grand Orchestre, mais il est aussi précisé l'accompagnement s'y trouve arrangé en quartetto. De ce même concerto existe une autre version ayant pour effectif les instruments du quatuor, les flûtes 1 et 2, les hautbois 1 et 2, les clarinettes 1 et 2, les fagotts 1 et 2, les cors 1 et 2. Nous sommes loin du simple quatuor à corde ! Il existe aussi une version pour guitare et pianoforte réalisée par Diabelli.
Remarquons aussi qu'un orchestre de chambre sur instruments anciens, rompu aux techniques d'interprétations de l'époque (la toute fin du XVIIIe siècle) est probablement plus proche de ce que de Lhoyer entendait, plutôt qu'un quatuor à corde jouant sur instruments modernes avec une technique d'archet contemporaine.
Le titre incite aussi à la prudence : 2 violons pourrait se comprendre violons 1 et 2, et basse ne signifie pas forcement violoncelle. Il faut donc relativiser cette question et se garder de tout intégrisme. À notre avis, il est possible de jouer le concerto d'Antoine de Lhoyer aussi bien avec un simple quatuor à corde qu'avec un petit orchestre de chambre. L'essentiel est ailleurs, dans la recherche d'une interprétation cohérente, la réflexion sur l'articulation du discours musical, un contrôle total de la dynamique et de la balance, les respirations, toutes choses qui donneront à l'œuvre son souffle et sa vie.œ

Philippe Spinosi




Antoine de Lhoyer (1768-1852)

Guitarist, composer, Garde de la Manche du Roi, Chevalier of the Order of St. Louis and of St. Jean de Jerusalem, King's Lieutenant... This list of titles reflects the tempestuous life of Antoine de Lhoyer. Born during the reign of Louis XV, died under the regime of Napoleon III, he knew the splendor of the royal and imperial courts of Europe, the horror of battle fields, he lived through the great upheavals of the Revolution and experienced exile, home-coming, the hope of being recognized, and probably at the end of his life he suffered anxiety, poverty and hunger.
But what is most surprising about him is that through all of these adventures and misadventures he kept his guitar always with him. No matter where he was, he never abandoned his instrument and for it he left us pages of passionate music which have stayed a long time hidden in the obscurity of libraries and which we are now making available to you. 
In France almost no one seems to have heard of Antoine de Lhoyer.
The real revival of recognition of this musician in his home country is essentially due to the hard work of Mr. Philippe Faure. After lengthy research into the de Lhoyer family history, he was the first to establish a detailed biography of the musician. He patiently gathered together the majority of his works, some 50 in all. Allow us to render him homage here for his great contribution to the renaissance of this piece of the musical and guitaristic patrimony of France.

A Short Biography

For a thorough knowledge of Antoine de Lhoyer's life, we recommend that you consult the complete biography now being prepared for publication by Philippe Faure.
Antoine de Lhoyer was born in Clermont-Ferrand, in 1768 in a house on the Rue Beauregard, a narrow lane situated a few steps from the cathedral. His father was lord of Clerzat, which is also the name of the other residence of Antoines parents, the Chateau of Clerzat, located a few kilometers from Clermont-Ferrand.
Antoine spent his childhood in both places. He started studying music when he was very young on the family's harpsichord, then he switched to the guitar. One of his first teachers was probably Pierre-Jean Porro, founder of the Parisian Journal de la Guitare and a music teacher at the Royal Military School of Effiat, near Clermont. De Lhoyer moved to Paris in 1774 where he encountered players active in the busy Parisian guitar world, including Porro, and also Alberti, Pierre-Joseph Baillon, Francois Vincent Corbelin, the Merchi brothers and Vidal.
Antoine got his parents permission to take a study trip abroad to perfect his artistry. He paid visits to the major European capitals. We know that he then joined a French theater company which performed frequently in France and around Europe. While with that troupe he stayed for a long time in the court of Prince Henri of Prussia in Reinberg.
At that time Antoine de Lhoyer enjoyed an international reputation as a great virtuoso.
In 1789 he became a guard in the employment of Louis XVI. He left the elite troops shortly after the massacre of guards by the crowd that invaded Versailles on October 6, 1789.

Now Antoine began a military career in the Armies of Princes and the Armies of Condé which took him to the great battle fields of Europe. He was wounded in combat and lost the use of his right hand for three years. While still in the armys of the Princes and Condé stationed in Vienna he composed the Grande Sonata for Guitar, Op. 12, and Quatre Adagio pour Guitare avec accompagnement de violon. In 1800 the army in which he served broke up and he went on to Hamburg. There he earned a living by giving guitar lessons and publishing four sonatas and, most importantly, his concerto, Op. 16.
In 1804 he joined the court of St. Petersburg where he became one of the favorite artists of the Empress Elizabeth, wife of the Grand Duke Alexander. She gave him a very well-paid post as musician for 10 years.
This very productive period saw the creation of solo and ensemble guitar works as well as several collections of Romances for voice and guitar.
He came back to France in the service of Louis XVIII whom he served as an officer.
He wrote during that period his most beautiful works, in particular the duos, Op. 31, dedicated to the Princess of Croÿ-Solre.
Then, for unknown reasons, he was dismissed and sent to serve in the provinces, first to Niort and the Ile d'Oleron, followed by St. Florent and Bonifacio in Corsica. It was there he heard about the Revolution of 1830 and the abdication of Charles X which undoubtedly precipitated his retirement. Despite the urgent requests he sent to Paris, he had to leave Corsica and found himself destitute. His existence became more and more difficult and he died impoverished in Paris on March 15, 1852.


Recent research has turned up a little more than 40 published compositions. Most of them are kept in foreign libraries (United States, Russia, Germany...) and a few in the Bibliothèque Nationale of France.
We have found principally the following types of pieces : solo guitar, trios for flute, viola and guitar, several sonatas for violin and guitar, collections of romances for voice and guitar, a concerto for guitar and orchestra. Anchored in the classical tradition of the end of the 18th century, his abundant musical inspiration produced an attractive body of work which sets it apart from other composers of his epoch. His time spent in exile in Vienna at the time of Mozart's death and the early days of Beethoven left an undeniable mark on the character of his production.
From a formal point of view, his works often follow the classic sonata design, but he could find turns of phrase and lively rhythmic forms which lend them a special interest. Contrary to many of the guitarist-composers of his time, he knew how to utilize tonal resources and modulations. When composing for two guitars he often departs from the strict form of accompanied melody and contrapuntally integrates the two parts, never hesitating to write melodic lines in the bass. His compositions thus distinguish themselves from those of his contemporaries such as Sor and Giuliani.
Up until he returned to France in 1814 Antoine de Lhoyer played regularly on a five-string guitar. Some of his works are for the seven-string guitar, a result of his stay in Russia.
The places of publication of his works vary according to his wanderings in exile. The opuses 12 through 18 were published in Hamburg. The works immediately following appeared in Russia, and all the rest of his production, from Op. 28 through Op. 45, was printed in France. The places of publication of opuses 1 to 11 have not yet been identified.
The major works of Antoine de Lhoyer are the nine compositions for guitar duo. Here he attained the pinnacle of his art and shows a mastery and a genius for inspired instrumental writing that can attain musical heights. He mastered both the details and the overall form and never hesitated to create musical events through interruptions of character. He left us with an œuvre for guitar of a rare quality which has remained in shadow up until today for reasons somewhat mysterious.


The Concerto for Guitar, Op. 16

It seems odd that so exciting a work as de Lhoyer's Concerto for Guitar should remain unknown to guitarists and to the public for such a long time when its existence has been perfectly known about. Several personalities in the world of musicology and guitar have had for many years access to this sheet music and have even referred to it in articles and conferences. Thus Mantanya Ophee, an American musicologist well known to guitarists, has referred in his writings for many years to de Lhoyer's œuvre. Similarly, the Canadian guitarist Abel Nagytothy-Toth, who possesses one of the few known copies of this concerto, tried to publish it during the 1960's with a Spanish publisher who disappeared immediately after its publication. All of this has left little chance for the works of de Lhoyer to come to the attention of the public or performers. Some others, like the Norwegian musicologist Eric Stenstadvold, have also worked to promote our illustrious guitarist. Despite these efforts only a few works, available from various national libraries, have been up to now published, notably by Minkoff and Spes.
The Concerto, Op. 16, was composed in 1799 and published in 1802 by Jean Auguste Böhme in Hamburg.
The frontispiece of Böhme's edition bears this inscription: Concerto pour la guitare avec accompagnement de 2 violons, alto et basse, composé par A LHOYER, œuvre 16, Hambourg, Chès Jean Aug. Bôhme. There are only the separate parts for the first and second violins, the viola and bass and for the guitar. That edition, of which only a few copies exist, presents only two movements, an Allegro moderato in 4/4 time and a Rondo moderato in 2/4 time. The two movements are in A major.
Some thoughts about the number of movements before the publication of a new edition of the concerto. In the history of music there is no lack of prestigious examples of two-movement sonatas (Opus 111 of Beethoven, Mozart's Sonata in e minor, K304, etc.). De Lhoyer also uses this form in some of his pieces, the Grande Sonate, Op. 12, and two of the three sonatas for violin and guitar, Op. 18, and two of the sonatas, Op. 21. The binary structure of de Lhoyer's concerto, as it is presented in Bôhme's edition, is thus musicologically valid.
However, the question is still open as to whether it is musically credible.
As a matter of fact, Antoine de Lhoyer, a musician born in 1768, experienced the advent and the supremacy of the classical concerto with its established ternary form.
During that period the three part division had become characteristic of large works allowing for the development of great virtuosity, which was the case with concertos. The two part division was reserved rather for smaller chamber pieces and implied almost always a complementarity of the two movements, at least in their tempos and their relative characters. We can see this in such pieces by de Lhoyer as his Grande Sonate, Op. 12 (Allegro et Andante con variazione) and his Sonate 1. Op. 18 (moderato et vivace).
De Lhoyer shows careful respect for the construction of all his works. His most beautiful pages for chamber music are almost all in three movements, the first being an allegro in sonata form with two themes, the second an adagio or an andante, and the third a final rondo (or less often a theme with variations).
Sometimes the slow movement is preceded by a minuet. He excels in the slow second movements with an inspiration and a depth rarely to me heard in the guitar repertoire of that time. Let us also note that he composed his concerto after spending two years in Vienna shortly after the death of Mozart and at the time of Beethoven's ascension and it can only be imagined what a musical atmosphere he moved in. De Lhoyer was a guitar virtuoso, but also an experienced composer and careful about the serious aspects of his writing. He also moved in aristocratic circles and was socially adept.
How then could he have left a concerto, most likely his only concerto, without a slow movement, but with two fast movements which stand as models for first and last movements such as we find them in the concertos of all his contemporaries, both the little known ones and the famous'
His concerto, Op. 16, is quite an important work for the guitar. The first movement is about 11 minutes long, the last is about 5 minutes. It is vituosic and its performance is difficult for both the soloist and the string players. Without doubt, that is why hearing it as well as playing it in the two-movement version of Bôhme's edition leaves the impression of an amputated work which sorely lacks a slow second movement.
That impression is reinforced by an examination of the original printed score. Bôhme's edition contains numerous errors. Many measures of the viola part are missing. From one part to another we see inconsistencies in articulations and ties. The modulations are marked by changes in key signature for the guitar and the string quartet, except for the first violin for which the alterations directly affect the notes. All of this gives the impression that the engraving of the different parts was not done by the same person and that the score was not proofread either by an editor or by de Lhoyer himself. It is therefore possible to imagine that, in the absence of any editorial control, the mistakes could have culminated in the forgetting to include the second movement, or, and indeed why not, its abandonment pure and simple because the manuscript was not delivered on time by the composer who was away from Hamburg at the time. We could say that that is a possible explanation also for the oblivion into which the work has fallen.
That is why we propose in the present edition the addition of a reconstituted second movement. We have chosen to base it on a second sonata movement by Antoine de Lhoyer, the adagio from the third duo, Op.31. This choice was motivated by the coherence of key signature (the adagio is in F sharp minor, thus relative to the allegro) and by the beauty of that adagio. The guitar part is, except for a few measures, the same as the first guitar part of the duo and we have arranged an orchestration based on the second guitar part. Thus the second "created" movement is still by de Lhoyer, and the concerto is endowed with a magnificent balance, in the alternation of fast, slow, fast, which we believe was the composer's initial intention.
I had the privilege to perform the world premiere of this reconstituted version of the concerto on October 20, 2001, with the Ensemble Matheus under the direction of Jean-Christophe Spinosi. It was enthusiastically received. I wish everyone who opens this score the same great pleasure that I had in playing it.


The cadenzas

This edition proposes two cadenzas to be played near the end of the first and third movements. Antoine de Lhoyer did not write them (or Bôhme did not publish them). However, the pedal points on the fourth and sixth chords at the end of the fast movement are irresistible to any soloist. Remember that it was only with Beethoven that the use of cadenzas written by the composer became generally accepted. Up until the end of the 18th century it was common for the soloists to write or improvise their own cadenzas. Antoine de Lhoyer was probably comfortable with this practice. So I have included these cadenzas as suggestions inspired directly by the principal themes of the concerto. The performer should fell free to not play them or to improvise his or her own.


About the ensemble size

Guitar and orchestra or guitar and string quartet :
This question can be asked since the work's title page indicates Concerto pour guitar avec accompagnement de 2 violins, alto et basse. Remember that at that time musicians showed a lot of flexibility when it came to the size of instrumental ensembles. Often orchestral works were performed, when an orchestra was not available, in reductions for piano, the king of instruments in the salons where people got together to make music. Authors of concertos with orchestra were resigned to this and did not hesitate to publish string quartet versions of these concertos. As for the guitar, the case of Mauro Giuliani, the illustrious contemporary of de Lhoyer, is very revealing. His concerto for guitar and orchestra in A major, Op. 30, exists in several versions. One of them is entitled "Grand Concerto pour la guitare avec accompagnement" de grand orchestre, but to this is added "L'accompagnement s'y trouve arrangé en quartetto". 
There exists another version of this same concerto using the instruments of a string quartet plus two flutes, two oboes, two clarinets, two "fagotts," two horns... This is a far cry from a simple string quartet. There is also a version for guitar and piano forte arranged by Anton Diabelli. We should take note as well that a chamber orchestra using ancient instruments and playing according to the performance techniques of the time (the very end of the 18th century) was closer to what de Lhoyer heard than a string quartet playing on modern instruments with contemporary bowing technique.
The title also calls for careful interpretation: 2 violins could be understood as violins 1 and 2, and basse does not necessarily mean cello.
This question must be taken relatively rather than literally. In our opinion it is possible to perform Antoine de Lhoyer's concerto just as well with a string quartet as with a small chamber orchestra.
The essential thing is to strive for a coherent interpretation, a thoughtful articulation of the musical discourse, a complete control of the dynamic elements and the balance, the phrasing, all the things that will give the work its spirit and its life.


Philippe Spinosi
Traduction de Robert Page


*Biographie d'Antoine de Lhoyer


*Andante
*Menuetto
*Andantino
*Moderato
*Andante
*Rondo


*Le duo Spinosi


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